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8 août

1er jour. C'est parti pour le trek vélo solo de l'été, photos et papiers plus ou moins quotidiennement, selon le réseau et les emmerdes éventuelles, donc pour les petits followers bien gentils, on évite d'appeler ma mère si je donne pas signe de vie tous les jours, merci. Non non je ne commence pas à être désagréable... rien de nouveau.

Aujourd'hui, Lyon (StG) - Aix les bains par le Col du Chat, 150 km D+1050m, env 7h30 à pédaler, c'était clairement un raté de l'organisateur, pour un échauffement ça m'a tué, passons, demain c'est pire mais on s'en fout la douche était topissime dans un camping complet qui m'a trouvé une petite place que c'est bien aimable. Maintenant que j'y pense la jolie accueillante m'a tout bien expliqué comment trouver les douches. Bon. Je relève pas. 30- 31 sur la route à l'ombre quand même et cha montait grave dans le col. (pour ceux qui suivent...) À part ça j'ai échappé à des chenilles qui faisaient du saut à l'élastique au-dessus de la route en forêt (cf photo), hyper bizarre, y en avait plein, en plus les fils collent de partout et les chenilles s'éclatent genre impact de paint-ball vert fluo, j'ai dû mettre mes lunettes en descente et fermer le maillot... On vit dangereusement. Sur ce, la suite sera dans les Alpes françaises, l'Italie et les grands lacs, Venise, les Alpes italiennes, autrichiennes et suisses... Enfin c'est l'idée ! Des bises qui piquent.

 

9 août

2ème jour. Aix les bains - Séez (vers Bourg Saint Maurice) par Annecy, Albertville et le Cormet de Roselend (1968m)... 141 km D+2320m (!!!), 8h30 sur la selle, tanné, vanné, foutu, fourbu. Levé 5h45, décollage 6h45, arrivée 18h30, y a des journées qui n'en finissent pas, des montées de malade, sous pluie parfois, soleil des fois un peu, pliage de tente sous la flotte, remontage re-sous la flotte... Le bonheur, la montagne quand ça veut pas !

Côté montée, le Cormet de Roselend c'est pas un truc de mauviette, pas mal de pentes à deux flèches, ça tape sous le casque. Sauf qu'en plus évidement j'suis arrivé à Beaufort (au pied du Cormet) avec 100 bornes au compteur et plus de 1000m de dénivelé à 14h, c'est n'importe quoi ce tracé, du coup pauses vitales à chaque borne km (presque, y en a 20, j'ai fait 18 pauses. -___-). Bref, le spectacle en haut vaut le coup !! Et des hollandais en revenaient tellement pas que je sois là-haut en mode mulet qu'ils m'ont obligé à me prendre en photo avec mon iPhone, c'était bien gentil quand même, j'ai fait mon super sourire de survie qui en peut grave plus du tout, trop fatigué pour les envoyer bouler, c'était vers 1850m. Mais la descente, 20 km sur Bourg Saint Maurice, du pur bonheur, freins à disques hydrauliques obligés, 30 min parce qu'un camping-car nous a gonflé sur la fin (oui je vais à même vitesse que les voitures dans une descente bien technique et rapide comme ça), 66 km/h, pas plus, rafales de vent en mode pôle nord, bien équipé descente comme en hiver c'était génial, du grand descendeur et pas de tout droit. D'ailleurs un camping-car qui prend une épingle serré a le cul du mauvais côté de la route, c'est un coup à retrouver un cycliste dans son salon, ou dans sa chambre à coucher plutôt. Bref, à demain, ou pas, Italiiiiiie !!!

  

10 août

3ème jour : Séez (Bourg Saint Maurice) - Saint Vincent en Italie via le Col du petit saint Bernard (2188m) et Aoste.
112 km 6h30 à pédaler et D+1700m, donc rincé.
C'était une journée riche en bestioles de tout genre, puis rencontre très sympa au Col avec des motards suisses allemands où c'était le pôle nord avec un vent violent. Et deux kayakistes aussi, bon, italiens, je cherche pas, sont juste différents.

Et j'ai réussi ENFIN à battre deux cyclistes en montée, bon d'accord c'est petit, des filles et pas toute jeune, enfin une surtout, que l'altitude mettait à mal. Oui ben avec 35 kg sur le vélo, faut bien que je m'attaque aux proies les plus faibles si je veux avoir une chance, déjà que je me fais doubler toute la journée c'est l'enfer !! Je crois avoir compris un panneau d'infos italien qui disait de pas se servir de son iPhone en roulant, alors je l'ai pris en photo pour vérifier plus tard si j'avais bien compris... je roulais pas très vite. Demain direction le lac d'Orta il me semble, en tout cas en Italie pour pas mal de temps. note : je viens de comprendre pour mettre les photos dans l'ordre au lieu d'être à l'envers... ça pédale pas fort du cerveau, donc ça démarre au pied du col de bon matin, 27 km d'ascension !

11 août

4ème jour : 133 km D+1680m et quasi 8h à pédaler. Italie toujours, de Saint-Vincent à "sur les hauteurs vers le lac d'Orta un peu après Armeno dans la forêt vers 800m d'altitude en montant au Mottarone".
Camping sauvage donc parce que Monsieur le Bonhomme Michelin a dû laisser faire un stagiaire pour cette partie de l'Italie en tous cas, deux campings imaginaires, bref, 20h la tente est plantée dans le bois, j'suis vané, je pue, et pas d'humeur à parler aux arbres, c'est Kohlanta en pire. D'ailleurs ça partira peut-être que demain si j'arrive pas à me connecter... Bref ! Ce matin un signe aurait dû m'avertir, vers 7h un Anglais au camping me demande s'il pouvait prendre aux sanitaires de l'eau pour sa bouilloire pour son café, quand j'y remplissais mes gourdes... je l'ai rassuré et il a été convaincu, c'est forcément ma tête d'aventurier qui fait légitime. D'ailleurs ce matin je me suis lavé les dents, après l'Anglais, d'où la tête d'aventurier, avant... Passons. Journée merdique donc, ENCORE le bonhomme Michelin qui ce matin à oublier de mentionner qu'Andarte est à 852m, col pas prévu, la journée cool démarrait bien, avec des pentes italiennes faites pour Fiat Panda exclusivement ! J'étais donc déjà chafouin, très, puis tunnel interdit aux vélos, j'ai pédalé vite (photo). Puis bretelle de voie rapide, dans les deux sens, le temps de comprendre, avec beaucoup de grossièreté et aussi des italiens peu compréhensifs ni compréhensibles. BREF. Puis Biella. Probablement une jolie ville, mais mon seul souvenir est une glace parfaite, ou plutôt ma voisine de glaces qui en mangeait une dans sa voiture juste devant la Gelateria, brune forcément, mate évidement, elle devait faire du D bien porté, et avec des boules de glace aussi grosses, fallait bien ça, c'était parfait. La clope juste après avant de démarrer, ou plutôt de décoller, vitres ouvertes, bon son, Italienne. Et moi j'ai pédalé léger dans l'heure qui a suivi. Soit, l'homme des bois a faim et demain les bomba ne risquent pas d'approcher la bête, mais je me laverai les dents au réveil, promis, le reste attendra un lac !!

12 août

5ème jour : Armeno (lac d'Orta) jusqu'à Côme via le Mottarone (1345m), Stresa et le lac Majeur.

104 km D+1182m ... compliqué d'arriver en haut du Mottarone, c'est très pentu, très étroit, plein de motos et sans visibilité donc en montant tout doucement voire à l'arrêt, c'était moyen moins, mais des Braaaavo ou Bravissimooo ça aide, l'enthousiasme italien passe bien. Descente défoncée, d'une manière générale les routes ici sont pas nickelles alors ça rebondit pas mal mais toujours pas de sortie de route, hormis pour dormir. Aujourd'hui c'était cap sur la douche, donc après Stresa j'ai visité comme mon grand-père, pas d'arrêt inutile, limite iPhone en roulant et basta. Enfin il a pas d'iPhone... Arrivée à Côme pour 5min d'eau chaude, grand luxe ! Et pour ceux ou celles qui se demandent comment ça se passe dans un cuissard quand on vit sur sa selle quotidiennement trop longtemps, eh bien ça se passe de commentaires, c'est privé, merci. Voilà, pâtes en 1, pizza en 2. Des bises qui piquent, petit à petit moins parce que ça pousse.

13 août

6ème jour : Côme - Iseo, du lac au lac, 116 km, via Bergame la ville et la vieille ville sur les hauteurs, journée vallonnée au début D+810m, ça commence à reposer les jambes et ça tourne mieux, les complications de la 1ère semaine s'estompent peu à peu, et 6h15 à pédaler c'est plus raisonnable aussi.

La 1ère partie montagne est derrière et vu que je grimpe comme un rouleur, ça fait plaisir d'avoir enfin du plat pour enrouler et voir défiler les km. Et doubler des gens !! Facteur courrier international hyper rapide... Dans les News du jour, c'est toujours compliqué d'approcher une grande ville, d'aller au centre et d'en ressortir du bon côté en évitant les autoroutes et autres trucs anti-vélos, mais dans l'ensemble ça a marché pour Bergame. En approche, tous les panneaux Bergame sont faits pour les voitures donc à coup sûr ça part sur une voie rapide ou un tunnel de contournement, et les villages de banlieue sont pas sur mes cartes pas assez détaillées sinon ils m'en faudraient bien plus que 5... Bref, c'est un peu la carte, un peu les panneaux, un peu du pif et un peu les gentils italiens qui m'aident assez souvent, mais un peu de marche arrière sur des bretelles aussi, ou de vives accélérations pour passer vite quand c'est inapproprié d'être là. Voilà, niveau paysages je vais pas en faire des caisses, y a déjà les photos, mais ça dépote quand même. Là j'ai vu sur le lac d'Iseo depuis ma tente, je m'en passerais volontiers mais j'ai ramé pour trouver un camping qui m'acceptait, trop tout seul. Ça me coûte la peau des fesses pour pouvoir les poser entre deux gros allemands alors je vais profiter du gazon anglais et des robinets automatiques ! Anecdote : dans un 4 étoiles juste avant, une dame m'explique avec le sourire que je suis trop seul et trop petit pour qu'il y ait de la place, mais elle m'indique un autre camping donc je repars illico. Et là grosses engueulades et rires dans l'accueil des autres filles, et même si je comprends rien en italien, ça m'aurait peut-être coûter moins cher de dormir accompagné, enfin ça dépend du prix du resto, bref, on s'en fout, j'ai de la route demain. Une bonne nuit.

 

14 août

7ème jour : Ça roule toujours... et dans les temps ! 127 km D+620m, Iseo et son lac jusqu'à Vérone, en passant par Brescia et le lac de Garde, Dezensano et Peschiera del Garda pour être précis.

Je me suis paumé dans tous les sens ce matin pour aller à Brescia, pour échapper à l'autoroute, j'ai tiré des bords au lieu d'aller en ligne droite, parfois j'étais sûr de moi grâce à la carte pour choisir une direction et 15min après je passais réellement là où j'avais cru être, bon, voilà quoi, les numéros de route ça les saoule en Italie donc l'utilisation est anecdotique, pour faire style on est carré, mais vite fait. Et j'suis pas doué aussi vu que je retiens pas les noms de bled plus que deux secondes (ça fait vite, comme la tente Décathlon mais j'ai pas une comme ça, bref c'est pas assez long si c'est un grand rond-point), heureusement j'arrive quasi à lire la carte en roulant. Enfin bref, on s'en fout. Sauf que "dritto dritto" ça doit vouloir dire Tout droit, et pas À droite... Le paysage s'aplatit, le soleil a tout écrasé, j'suis toasté, pour résumer la journée. Spécial dédicace à mes parents qui ont su me trouver un plan B de dernière minute question camping de secours, sur les hauteurs de Vérone, parfait, sans même envoyer le GIGN pour m'hélitreuiller au plus vite, remarquable ! J'suis quand même un peu déçu, j'ai jamais fait d'hélico... Côté compagnie, les moustiques tigres m'adorent, ils sont tout petit ici ses salopards en plus, mais ils s'y mettent à plusieurs ! Demain cap sur Venise, grosse journée gros soleil et gros matelas le soir si tout se passe comme prévu, de toute façon Airbnb vient de me prévenir de faire mes bagages pour partir donc faut s'y mettre sérieusement là.