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6 août

1er jour - trek cyclo avec mon chien, qui dort déjà... top soirée bières et pâtes avec mes voisins de camping, moi qui ne bois plus, une bière ne devrait pas me faire replonger !
Cela dit, j'essaie de faire court pour qu'il me reste de quoi dormir, la journée s'est passée comme une première fois. Bon. On va pas s'éterniser. 153 km, des bosses, beaucoup trop long pour une mise en route mais je voulais une douche, alors Challes les eaux était de circonstance, sinon le chien veut pas dormir avec moi. Depuis Lyon ça fait plein Est après le lac du Bourget.
Dans les événements marquants on retiendra l'absence de goudrons, y compris en montée de col, sûrement un copilote d'un grand optimiste, mais aussi une bande de gros cons qui ferment le col du chat aux cyclistes, j'ai toujours trouvé ça vexant d'être amalgamé. Le col était très joli en vélo, et j'ai fait aucun doigt aux voitures qui m'ont klaxonnées, la maturité, probablement.
La suite du programme, ça tape fort dans les Alpes dès demain, et c'est que le début ! Surprise pour la suite, mais on reste en France pour tout ce trek, sauf peut-être si je rate un virage, l'Italie sera souvent toute proche.
Voilà, les photos sont à l'iPhone et c'est le 1er jour donc bref, vous êtes pas obligés de les regarder.
Des bises qui piquent, mais pas du chien, elle est tout douce d'après la douche d'avant-voyage et pour l'instant elle sent pas la vieille sardine. Et d'abord elle embrasse pas n'importe qui donc re- bref.

  

7 août

2ème jour : le Cormet d'Arèches dans le beaufortain, 2107m qui se mérite, la fin étant de la piste plus ou moins pleine de cailloux avec une pente jugée inadaptée au chargement exceptionnel. À coup sûr le chien et moi on est le premier équipage à l'avoir gravi entièrement sur et dans le vélo, en tous cas personne avec un teckel nain à poils longs qu'on dirait Patapouf mais qui bizarrement s'appelle Muffin.
Aujourd'hui de belles rencontres, jolis sourires en surplomb du barrage et free hugs pour Muffin qui n'a pas dit non. Moi j'étais trempé (36 degrés sur la route au soleil à 1000m...), la question ne s'est pas posée.
Et un cyclo-papi pour m'escorter jusqu'à Albertville, au top, pas de câlins.
Bonne nuit les petits, nous on est cuit ! (21h24... pas de réseau donc ça partira demain)

8 août

3ème jour : Val d'Isère (1830m) après la descente sur Aime depuis le Cormet d'Arèches, puis de nouveau que de la montée. Mais de la pluie, du déluge, des orages, de la petite pluie aussi, et même du soleil mais pas beaucoup.
Pause gastronomie, après Bourg St Maurice, la boulangerie de Séez avec un vrai four à bois, c'est une tuerie.
Au petit matin, 5h57 réveillé, pas de bruit de pluie sur la tente, top. 6h00 Baaam. Gros orage violent, avec le vent qui va bien, la tente qui s'aplatit... mais on s'est pas envolé, juste le chien a eu un peu les jetons, ça tape fort à 2000m quand ça claque juste à côté. Bref, ça c'était l'échauffement, le déluge c'était à partir de 11h, on a dû faire peine à voir dans les lacets avant le barrage de Tignes, le torrent au bout du casque, quasi.
C'est quand même assez drôle de voir la tête des gens que je croise, bleufé par le chargement et les conditions météo exécrables du jour, et de leur dire simplement qu'il y a un chien là- dessous la protection pluie. À chaque fois ça marche. Reste que j'ai assez peu d'encouragements par ce temps, les gens restent vitres fermées donc j'entends pas les commentaires sur la route.
Et les courageux en vélo, on les compte, arrêtez sous abri à attendre Madame qui vient récupérer leur cycliste trempé gaugé (ça veut dire trempé jusqu'au slip sauf qu'on en met pas en vélo...). Résultat le seul qui m'ait doublé un peu avant le barrage de Tignes, est l'actuel meilleur cycliste français, 3ème du Tour 2017 ! À coup sûr, pas eu le temps de dégainer l'iPhone, Romain Bardet, léger doute, à 99% sûr ! Je montais sous une pluie battante quand j'entends un bruit de mobylette, elle m'a doublé tellement vite que j'ai failli partir au fossé, et collé derrière Monsieur Romain Bardet en entraînement, suivi d'un van VW presque banalisé vitres teintées. En fait pour les connaisseurs de vélo de piste (j'explique plutôt pour les autres), pour certaines courses, c'est départ lancé, tous les coureurs doivent rester derrière une mobylette qui prend le vent avant le vrai départ (lancé donc), le type dessus a le dos bien droit et y a un rouleau métallique fixé derrière la roue arrière de la mob, pour que si un cycliste touche en étant trop près il se mange pas direct la piste. Donc là tout pareil, le "Gamin" était collé à la mob, en pleine montée, bien plus vite que beaucoup à plat voire même en descente. Zoooom. Et là Romain (du coup on est presque pote vu qu'il m'a mis une branlée mémorable et qu'il m'a même pas calculé) était là UNIQUEMENT pour moi, même pas pour des millions de supporters sur le Tour, nan, rien qu'à pour moi et aussi trempé (gaugé...) que Bibi. L'histoire ne dit pas si son hypothétique chien était bien au chaud dans le van juste derrière. Enfin bref, on se croit seul et abandonné aux éléments et paf, séquence émotions.
Les bises qui piquent, propre, douche ce soir.

9 août

4ème jour : Val d'Isère - Valloire, 107 km en passant le col de l'Iseran (2770m), le tout petit col de la Madeleine (dans ce sens), Saint Michel de Maurienne en bas de la vallée (700m) puis remonter en fin d'après-midi le col du Télégraphe (1566m) et petite descente à Valloire.
Début de journée rouillé et humide après hier, mais un nouveau cyclo-papi rencontré la veille m'avait donné rendez-vous pour grimper ensemble l'Iseran. 8h40 départ, tard donc. Mais top ambiance, on a discuté jusqu'à 2600m, après Jacques (le cyclo-papi, ESF à Tignes) parlait tout seul, j'étais en apnée. 2h10 de montée + 5 min de pause pipi/balade pour Muffin, qui s'en fout totalement de la vue mais cherche des restes de chips, ou une marmotte à courser. D'ailleurs sur une photo y a au moins un bébé marmotte, à ras de la route mais du mauvais côté, sans s'arrêter et à l'iPhone en zoomant avec la bouche, c'est globalement flou. Ils étaient trois les bébés. Et puis plein d'autres grosses en montant, la marmotte a plus trop la ligne en cette saison.
Vent violent tout en haut, qui m'a d'ailleurs pourri toute la descente de vallée, pleine face, j'ai pédalé comme un bourricot, même en légère descente ça me stoppait, bref, le bonheur. 
Et puis attaque du Télégraphe à 16h30 après le goûter, 1h40 d'ascension, un court stop chocolat noir aux amandes et un demi litre de Coca, pour la ligne.
Tout ça pour arriver à 18h30 à Valloire après 7h15 à se tanner les fesses sur la selle et à gérer les tendinites et douleurs en tout genre, mais ça, on s'en fout !
Le problème principal de pédaler trop longtemps et de se mettre minable (d'ailleurs Mike (Horn... amen) dit qu'on voit la vraie force des gens quand on est capable de finir en vrac chaque jour et de remettre ça le lendemain, enfin en mieux dit et avec un accent parfait, passons), c'est la divagation de l'esprit dans ses moments là. Et qui dit abrutissement, dit Kaamelott, de toute évidence... Sir !! On vient vous voir parce que nous autres les pécors, on en a gros ! Tinlinnnnnnn (ça c'est le son du plan tout noir après une bonne vanne, pour les incultes). Et puis là d'un coup, en fin de Télégraphe, Karadoc débarque "Les chicots c'est sacré !" ... gros blanc... 4ème jour je crois, il me semble avoir épargné ma brosse à dents d'un quelconque travail d'utilité publique. Bon. Un demi Hollywood Power Fresh ce soir ça compte ? Mouais... de toute façon Muffin s'en fout, elle m'aime, c'est le principe d'un chien. Et puis accessoirement ça pue toujours un peu du bec donc on se sent pas montrer du doigt.
Petites délicatesses en arrivant au camping, mes voisins m'ont invité à dîner et leur adorable fille ne s'est pas fait prier pour promener la bestiole pendant que j'installais la maison ! D'ailleurs si une dog sitter pouvait m'attendre à chaque étape se serait bien gentil. Et puis une masseuse de pieds ! Pour moi, le chien fait que pioncer dans sa boite.
Allez, des bises qui râpent. Et demain... bah c'est demain.

 

10 août

5ème jour : de Valloire à Briançon, ça continue au sud, par le col du Galibier (2642m), toujours sur la mythique route des grandes alpes, la mer c'est pas tout de suite, il reste encore quelques grosses montagnes à passer.
Le Galibier donc, 1300m à monter depuis Valloire, avec des pourcentages sérieux, avec un frais humide de 8 à 5 degrés après la pluie de la nuit, de la brouillasse qu'on y voyait pas à 30m parfois. Conditions compliquées mais bonne ambiance vu qu'on a fait le yoyo avec un couple de cyclotrotters italiens rencontré dans l'Iseran la veille, en fonction des coups de fatigue de chacun, mais on s'est retrouvé en haut du Galibier, avant une belle descente côté soleil, route sèche, vent arrière, 61 km/h pour le teckel de l'espace dans sa station isolée grand froid, pas de mise en orbite, j'avais même prévu une combine mais l'essayage n'est pas encore concluant, pourtant taillée dans une jambière technique Windstopper, j'aimais bien l'idée. Muffin en a décidé autrement vu qu'en deux secondes la combine lui a remonté sous les bras (les pattes de devant), façon marcel, ça tient pas méga chaud, mais on s'est bien marré avec mes italiens et un couple de hollandais dans une vieille voiture de course rouge sans toit, du plus bel effet mais que vous ne verrez pas vu que je l'ai prise en photo avec leur appareil que je leur ai rendu.
À part ça, il y a enfin une justice, gros vent arrière pour filer jusqu'à Briançon. Enfin quasi, parce qu'après une pause déj à 10 km du but, il a fallu que ce con de vent change de sens, comme ça, sans motif acceptable, à croire que c'était personnel.
Le Galibier assez vite expédié, la tente plantée tôt dans l'après-midi, reste du temps pour... faire tout sécher, laver une partie de tout ce qui pue le poney, laver le poney, laisser le vent se rendre utile pour sécher tout ça et laisser le chien faire la sieste (pratiquement son maximum d'utilité... pauvre bestiole que son papa a failli congeler dans sa boite... 2 min de micro-ondes pour la ressusciter... reste à trouver un micro-onde et que son propriétaire accepte de réchauffer Muffin. Bon, les enfants, on fait pas ça ! Encore moins avec sa sœur !!).
Demain : ça monte sous la pluie et ça descend au soleil, ou l'inverse, ou les deux.
Des bises qui piquent, bronzé façon marbré.
À noter : 1er éclat de voix dans la montée du col, à 1900m, un gentil cyclo ne s'est pas assez vite rabattu devant moi au goût d'un connard en grosse bagnole qui voulait nous doubler, probablement excédé par ses gamins, sa meuf qui en voulu, et son chien que les gamins de sa meuf ont voulu, bref... j'ai gueulé tellement fort d'un language fleuri que j'ai inquiété le petit cyclo. Alors oui, le gros "Fuck" bras tendu en gigotant et en insultant, c'est pas gentleman, on est d'accord, la fatigue sûrement. Il s'est même pas arrêté ce connard. Ça me fait penser que j'ai pas de béquille à mon vélo, donc toute discussion animée devra s'accompagner d'une intro cordiale, du genre pourriez vous me tenir mon vélo fermement vu le poids, que je puisse vous éclater le nez promptement, on a de la route à faire. 
Allez, pas de bisou, déjà fait.

11 août

6ème jour : 2 gros cols, un peu comme une grosse étape de montagne du Tour, Col d'Izoard (2360m) et Col de Vars (2109m) en passant par Guillestre (1000m) entre les deux, D+2500m, ça remplit bien la journée et ça sidère ceux qui font ça dans la journée aussi mais avec un van qui suit. Et le coup du chien que je sors en haut des cols, une fois retiré les protections pour le froid, ça marche à chaque fois, on est un peu des super-héros, en fait.
Deux excès de vitesse dans la descente de l'izoard, dans les deux villages, 59 au détecteur - pas bien, tout rouge - puis 54 idem mesure de vitesse - pas bien mais gratuit, retenu 49. Sinon 63 km/h max aujourd'hui et on a doublé 5 cyclistes (en descente...). Se faire doubler par un teckel à roulettes, c'est quand même la honte.
Que dire de cette journée, peut-être que la stupidité des gens n'a pas forcément de limite (je parle pas de monter des cols comme un âne juste pour redescendre de l'autre côté...).
Donc, toi qui ne m'écoute pas, petit ado pré pubère, espèce de mononeurone dégénéré, tu veux qu'on en parle des bites taille XXL que tu as dessiné à la peinture sur la route avant et après Vars Sainte Marie, pour que ça passe à la télé au Tour de France, hein ? On en parle ?! Tu crois qu'on sait pas où t'habites maintenant ?? Allons, ressaisis toi, vas consulter pour ton tout petit souci intime, personne le saura.
Et s'il vous plaît, Monsieur de la Municipalité de Vars Sainte Marie préposé à la voirie, c'était bien d'essayer de camoufler avec du goudron, mais là ça fonctionne pas du tout de rajouter des traits de partout, on voit bien que vous avez essayé de masquer au mieux, mais c'est pire. Heureusement la sagesse vous a convaincu de tenter l'expérience que sur une seule et on vous en remercie.
Changeons de sujet, les douches du camping du soir. Là encore une fusée cérébrale notre installateur de douche. Quand j'ai le nez plus haut que la douche (qui évidemment ne peut pas bouger), va y avoir un problème pour mon dos. Et si on ajoute à ça que ça crache le long du mur (évidemment que non ça se règle pas, tu te tais Public !!), ça devient un défi sportif de simplement réussir à se laver.
Tant qu'on est dans nos amis les gentils, accueil des plus accueillants dans le camping du bled paumé où je suis perdu dans les montagnes juste à côté de l'Italie. Eh bien, très chère petite demoiselle, si on y passe 10min à accueillir chacun, avec 5 personnes devant, ça fait approximativement 50min à attendre en souriant bêtement. Et puis les numéros d'emplacements, c'est de qui l'idée ? Qui a trouvé drôle de tout mélanger ? Genre le 82 entre le 53 et le 14. Tout comme ça. C'est quoi le délire ? C'est le même bonhomme que pour les douches ? Faut arrêter la consanguinité dans les bleds en montagne, ça suffit maintenant !!!
Sur ce, demain c'est la plus haute des grosses montagnes et là faut que je parte dans le village en espérant trouver du réseau, donc bonne nuit !
Des bises qui piquent moins.