[./index.html]
[./menu_trek.html]
[./contact.html]
[./menu_trek.html]
[Web Creator] [LMSOFT]

17 août

12ème jour : Mistral. Enfilez une combine de sumo et essayez d'aller lécher la grille d'un ventilateur à pleine puissance (un gros), eh bien c'était notre journée. Attention tout de même à ne pas trop y introduire la langue, sinon ça risque de vous picoter et surtout en mettre de partout.
Laissons cette lointaine métaphore, aujourd'hui il en fallait dans le cuissard... des cuisses ! 
Matin difficile dans la Drôme où les petits cols se sont enchaînés sous un vent de face virulent. Puis la plaine vers Valence avant d'arriver à Roman sur Isère, des lignes droites interminables, alors passage en mode rouleur, grosse plaque, quelques dents tombées à l'arrière et c'est parti pour conclure les 100 bornes du jour ! Si ça fait pas mal, c'est que ça travaille pas assez, donc on sert les dents, on appuie, on se recale en position resserrée, poignets sur le cintre, et à coups de cuisseaux on a gratté deux mecs ! (Personne roule sous le soleil vers 13-14h...) 
Bon sur cette machine là, ça reste difficile d'avoir une position adaptée à la vitesse et au vent de face, caché derrière le top case avant... c'est pas les quelques watts d'économisés qui vont combler tout le reste, avec toujours l'impression de traîner un parachute grand ouvert.
Résultat à Chabeuil on a frôlé l'incendie de cuissard, vite maîtrisé, sans gravité. Et on est arrivé dans les délais impartis pour passer la nuit à Charmes-sur-l'Herbasse, joli début de nom et puis... voilà. La classe à l'Herbasse... hmmm (Pas d'inquiétude, ça ne restera pas après la relecture, mais d'ailleurs c'est qui qui relit ?... bon.)
Aujourd'hui on a bien ri de ce parkigne, ça nous a fait au moins jusqu'aux petits bonhommes sur le muret, il se passe des choses de dingues par ici, dans la Drôme qui prend lentement le temps de vivre tranquillement, petit à petit.
Et puis la pub McDo j'aurais aimé la faire celle-là, au top, à défaut ce sera Muffin dans tous les sens à l'iPhone comme d'hab. Et quelques cailloux dans les poches pour mes filles, parce qu'on n'est pas trop chargé encore finalement. 
Demain, ça sent bon la douche maison, le lit bien mou beaucoup trop grand, les toilettes privatives et que dire du papier toilette à volonté !!!!!! (NDLR alors non tu ne peux pas t'exclamer de cette façon sur du pq, on a une ligne éditoriale à tenir, tu peux pas toujours nous pourrir tes papiers, imagine si on n'était pas là pour corriger le tir, hein ? C'est ça, ce serait graveleux, merci. Bref !).
Des bises qui piquent en douceur, ça pousse ça pousse !
  

18 août

13ème et dernier jour : le 13ème tout d'abord, 136 km, long contre-la-montre pour rejoindre la maison, orage prévu dans l'après-midi, à 30%... et on était dedans, il nous aura manqué un quart d'heure. Tant pis. C'est pas un souci un orage, c'est juste que ça motivait la course du jour, alors se prendre la douche juste avant la ligne, c'est limite énervant. Mais ça a fait du bien. Et on nous a épargné la grêle, alors que demander de plus.
Sur la route on a fait que doubler du monde, c'est l'avantage de la Via Rhona, ça roule pas furieusement sur les voies vertes, d'ailleurs une demi-journée ça me suffit bien sinon j'explose de ne pas pouvoir rouler vraiment. 
On a vexé beaucoup de cyclistes qui s'imaginaient battre un record, avant de se faire doubler par un fou furieux en calèche avec un rat en boîte. 
On a croisé un couple de Chippendale, pédalant torses nus, tout en force avec de gros développements inadaptés à leur vitesse mais qui saillaient bien à leurs muscles à l'hélium, avec leur petite charrette bébés mais pour y mettre leurs effets personnels pour voyager follement libres, tous mignons, bien huilés... mmmmh. 
Et puis un peu plus loin un tandem nous ait apparu au bout d'une ligne droite, et plus il se rapprochait, plus nous avions mal pour l'équipage. Pour un tandem, la taille, les tailles, c'est juste la base. Mais là... nous avons eu mal pour Madame, introduite dans le postérieur de Monsieur, bien à son aise à l'avant, c'était glaçant comme image. Bichette... elle a même plus de cervicales à ce niveau là. Et en cas de freinage... outch... mais Monsieur semblait souriant. Enfin chacun est libre de trouver le plaisir où il veut. Nan mais Madame, c'est pas possible ça, faut réagir !!! Bougez au moins les bras pour appeler au secours, qu'on vous aide !! On vient vous chercher nous !!
Bref... le ciel ne nous a pas félicité sur notre liberté de ton, bonne rincée à l'arrivée, fallait s'y attendre, mais il restait des Kinder Bueno à la maison, y en reste d'ailleurs, s'il fallait les partager... et puis le frigo avait eu la bonne idée de ne pas tout manger pendant notre absence, alors, Carbonara !

Nous voilà rendu au dernier jour, le petit facteur s'en est allé par-delà les montagnes, la mer, la lavande et les petits cailloux du Ventoux. Et puis il est revenu de son tour de vélo, avec son petit chien trop mignon dans sa capsule interplanétaire, qui heureusement ne s'est pas crachée dans les steppes du Kazakhstan. Ça fait réfléchir... on verra plus tard, une chose à la fois.
Alors comme de bien entendu à la fin, faut qu'on se tape les remerciements. Ils vont être à l'attention de tous ceux que j'ai rencontrés, rien de mieux que de voyager seul pour rencontrer les gens, avec un chien rabatteur c'est encore mieux. Mais aussi et bien sûr à tous ceux qui m'ont soutenus, aidés, encouragés, portés le vélo, mis dans la cale du bus, déposés en haut du col, pris des photos devant les panneaux de cols pour faire genre j'suis trop fort... et surtout, surtout, merci pour la patience de lire mes conneries.
Encore une dernière fois, des bises de voyageur, qui piquent et qui rabotent, sauf si on vise les trous.
Et puis une bise toute particulière à une aventurière, rencontrée par inadvertance, en train d'essayer de photographier un iceberg avec des moufles, tout un roman.
Attention, ça va couper. ... .